{"id":941,"date":"2020-05-16T10:32:10","date_gmt":"2020-05-16T08:32:10","guid":{"rendered":"https:\/\/cardiohiit.be\/?page_id=941"},"modified":"2024-01-14T17:16:46","modified_gmt":"2024-01-14T16:16:46","slug":"4-reduit-ton-stress","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/cardiohiit.be\/index.php\/articles\/4-reduit-ton-stress\/","title":{"rendered":"D\u00c9-STRESS !"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsqu&rsquo;un stress chronique s&rsquo;installe, les glandes surr\u00e9nales lib\u00e8rent de grandes quantit\u00e9s de cortisol, l&rsquo;hormone du stress. Une \u00e9l\u00e9vation des niveaux de l&rsquo;hormone du stress peut avoir pour cons\u00e9quence un exc\u00e8s de graisses corporelles. Contr\u00f4ler le stress pourrait donc \u00eatre un moyen de contr\u00f4ler l&rsquo;exc\u00e8s de poids.<\/p>\n\n\n\n<p><br>De petites quantit\u00e9s de cortisol sont b\u00e9n\u00e9fiques mais lorsque sa s\u00e9cr\u00e9tion se prolonge, l&rsquo;hormone du stress peut alors avoir des effets n\u00e9fastes sur le bon fonctionnement de l&rsquo;organisme, sur les syst\u00e8mes cardio-vasculaire, immunitaire, neurologique ou m\u00e9tabolique.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nutranews.org\/data\/images\/sujets\/115\/f41.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><br><strong>Diff\u00e9rentes fa\u00e7ons d&rsquo;agir sur la prise de poids<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br>Le cortisol agit de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons sur la prise de poids. D&rsquo;abord, il envoie de puissants signaux au cerveau qui augmentent notre app\u00e9tit et nos fringales pour des aliments qui nous font plaisir ou des aliments \u00ab consolation \u00bb, comme le sucre, les graisses ou l&rsquo;alcool.<br>L&rsquo;impact des glucocortico\u00efdes comme le cortisol sur la prise alimentaire passe en partie par le neuropeptide Y, synth\u00e9tis\u00e9 au niveau de l&rsquo;hypothalamus et puissant stimulant de la prise alimentaire. Ce neuropeptide Y agit \u00e9galement sur la production d&rsquo;insuline et le stockage des graisses de r\u00e9serve. Chez le rat, les glucocortico\u00efdes favorisent la prise pond\u00e9rale induite par le neuropeptide Y. \u00c0 l&rsquo;inverse, la leptine produite par le tissu graisseux agit comme facteur de sati\u00e9t\u00e9 au niveau de l&rsquo;hypothalamus et a des effets oppos\u00e9s \u00e0 ceux du neuropeptide Y. Mais, toujours chez l&rsquo;animal, les glucocortico\u00efdes s&rsquo;opposent aux effets protecteurs de la leptine et favorisent in fine la prise pond\u00e9rale.<br>Ensuite, le cortisol agit comme un signal pour nos cellules graisseuses : il leur demande de conserver plus de graisses et d&rsquo;en lib\u00e9rer aussi peu que possible. Il bloque aussi l&rsquo;action de nombreuses hormones comme l&rsquo;insuline, de telle sorte que le contr\u00f4le du sucre sanguin est perturb\u00e9 et que les fringales d&rsquo;aliments de confort ou de consolation sont d\u00e9cupl\u00e9es.<br>L&rsquo;hormone du stress peut \u00e9galement interf\u00e9rer avec la s\u00e9rotonine, un des messagers chimiques de l&rsquo;humeur de notre cerveau, et conduire \u00e0 une sensation de d\u00e9pression et, encore une fois, \u00e0 encore plus d&rsquo;envies d&rsquo;aliments de consolation. Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent que le cortisol a un impact sur les neurom\u00e9diateurs de la prise alimentaire. Chez le rat, une infusion centrale avec de la dexam\u00e9thasone stimule la prise alimentaire et conduit \u00e0 une prise pond\u00e9rale. Cet effet, associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;hyperinsulin\u00e9mie secondaire et \u00e0 l&rsquo;insulinor\u00e9sistance, stimule la lipogen\u00e8se et l&rsquo;accumulation des graisses.<br>De surcro\u00eet, l&rsquo;hormone du stress interf\u00e8re avec l&rsquo;hormone de croissance avec pour r\u00e9sultats une perte musculaire et un gain de masse grasse. Enfin, une \u00e9l\u00e9vation continuelle de l&rsquo;hormone du stress peut affaiblir le fonctionnement de la thyro\u00efde et faire en sorte que notre m\u00e9tabolisme ralentisse.<br>Tous ces effets combin\u00e9s font que notre organisme consomme plus de calories et en br\u00fble de moins en moins. Nous prenons donc du poids et plus sp\u00e9cifiquement autour de la taille et du ventre, ce qui augmente notre risque d&rsquo;hypertension, de diab\u00e8te et de maladies cardio-vasculaires.<br>Des \u00e9tudes sur le stress, l&rsquo;alimentation et le cortisol ont constat\u00e9 que les femmes avec un surpoids dans la r\u00e9gion abdominale produisaient davantage de cortisol lorsqu&rsquo;elles \u00e9taient stress\u00e9es que celles dont le poids \u00e9tait distribu\u00e9 autrement. Par ailleurs, les femmes ayant des niveaux \u00e9lev\u00e9s de cortisol provoqu\u00e9s par le stress avaient tendance \u00e0 manger davantage dans des situations stressantes (September\/October 2000 issue of Psychosomatic Medicine). Les chercheurs ont \u00e9galement not\u00e9 que des maladies provoqu\u00e9es par des niveaux \u00e9lev\u00e9s de cortisol, comme le syndrome de Cushing, sont caract\u00e9ris\u00e9es par des quantit\u00e9s excessives de graisses dans la r\u00e9gion abdominale, une distribution malsaine qui augmente le risque d&rsquo;hypertension, de maladies cardio-vasculaires ou de diab\u00e8te.<br>Le stress, par l&rsquo;interm\u00e9diaire de son hormone, peut donc faire manger plus et augmenter le stockage de graisses. Cela peut vouloir dire que contr\u00f4ler le stress pourrait aider \u00e0 contr\u00f4ler le poids.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.nutranews.org\/data\/images\/sujets\/115\/f42.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><br><br><strong>Diminuer l&rsquo;impact du stress<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><br>Pratiquer r\u00e9guli\u00e8rement un exercice physique et dormir suffisamment font partie des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s pour lutter contre le stress et concourent \u00e0 diminuer les niveaux de cortisol. \u00c9viter les exc\u00e8s de sucre et d&rsquo;alcool, diminuer la consommation de caf\u00e9ine au profit de tisanes non stimulantes y participent \u00e9galement. Une \u00e9tude publi\u00e9e (July\/August 1998 issue of Psychosomatic Medicine) montre que la caf\u00e9ine peut \u00e9lever les niveaux du cortisol et de l&rsquo;ACTH, une autre hormone du stress.<br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><strong>Le magn\u00e9sium diminue le stress<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Paul Curtay: \u00ab&nbsp;<em>Le stress entra\u00eene une s\u00e9cr\u00e9tion accrue de noradr\u00e9naline. Ce messager chimique du cerveau rend \u00ab&nbsp;hypervigilant&nbsp;\u00bb, surmobilis\u00e9, tendu, pr\u00eat \u00e0 r\u00e9agir par la fuite ou la lutte. Cette hypervigilance augmente l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, rend le sommeil difficile, provoque des r\u00e9veils nocturnes, en g\u00e9n\u00e9ral associ\u00e9 \u00e0 des inqui\u00e9tudes, des pens\u00e9es n\u00e9gatives. Le&nbsp;magn\u00e9sium diminue les s\u00e9cr\u00e9tions des hormones et des messagers chimiques du stress, alors que le d\u00e9ficit en magn\u00e9sium aggrave la r\u00e9activit\u00e9 au stress. La prise de magn\u00e9sium contribue \u00e0 r\u00e9duire la vuln\u00e9rabilit\u00e9 au stress chez l&rsquo;homme.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p style=\"color:#ffffff\" class=\"has-text-color\">a<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><strong>La rhodiola r\u00e9gule les niveaux d&rsquo;insuline<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La rhodiola (Rhodiola rosea) \u00e9tait utilis\u00e9e en Union sovi\u00e9tique comme adaptog\u00e8ne. On lui attribue la capacit\u00e9 de renforcer le syst\u00e8me nerveux, de combattre la d\u00e9pression, d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;immunit\u00e9, d&rsquo;augmenter la capacit\u00e9 \u00e0 pratiquer un exercice physique, d&rsquo;am\u00e9liorer la m\u00e9morisation et les niveaux d&rsquo;\u00e9nergie et peut-\u00eatre de prolonger l&rsquo;esp\u00e9rance de vie.<br><br><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" height=\"199\" width=\"276\" src=\"https:\/\/www.nutranews.org\/data\/images\/sujets\/115\/f45.jpg\" alt=\"\">Des \u00e9tudes sur animaux sugg\u00e8rent que l&rsquo;extrait de rhodiola pourrait aider \u00e0 normaliser les niveaux de sucre sanguin et diminuer ceux du glucagon. Cet effet s&rsquo;appuie sur ses propri\u00e9t\u00e9s adaptog\u00e8nes, incluant des actions sur les surr\u00e9nales susceptibles d&rsquo;aider \u00e0 r\u00e9guler les niveaux d&rsquo;insuline. Des travaux sur animaux ont \u00e9galement indiqu\u00e9 qu&rsquo;un extrait de rhodiola peut pr\u00e9venir l&rsquo;augmentation des b\u00eata-endorphines g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le stress.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><br><br><strong>La phosphatidyls\u00e9rine module les niveaux de cortisol<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La phosphatidyls\u00e9rine est un phospholipide que l&rsquo;on trouve en quantit\u00e9s concentr\u00e9es dans les cellules du cerveau. On suppose qu&rsquo;elle joue des r\u00f4les structurel et m\u00e9tabolique pour le m\u00e9tabolisme musculaire et le fonctionnement du syst\u00e8me immunitaire. Des scientifiques pensent qu&rsquo;\u00e0 long terme, elle aurait la capacit\u00e9 de moduler les niveaux de cortisol et qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de s&rsquo;en rendre compte \u00e0 court terme. Une \u00e9tude a examin\u00e9 l&rsquo;effet de la phosphatidyls\u00e9rine sur la r\u00e9activit\u00e9 des glandes surr\u00e9nales (ACTH et cortisol) et sur la r\u00e9ponse psychologique \u00e0 un stress mental et \u00e9motionnel. 20 sujets ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s pendant trois semaines avec de la phosphatidyls\u00e9rine ou un placebo. Les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 que la suppl\u00e9mentation aboutissait \u00e0 un \u00e9moussement prononc\u00e9 des r\u00e9ponses du cortisol et de l&rsquo;ACTH s\u00e9riques ainsi que du cortisol salivaire, sugg\u00e9rant qu&rsquo;elle pourrait \u00eatre un traitement potentiel des troubles li\u00e9s au stress.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><strong>L&rsquo;effet relaxant de la L-th\u00e9anine<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La L-th\u00e9anine est un acide amin\u00e9 que l&rsquo;on rencontre dans le th\u00e9 vert. Elle favorise une sensation de relaxation et de bien-\u00eatre sans interf\u00e9rer avec les capacit\u00e9s cognitives. Elle permet ainsi, chez des personnes soumises \u00e0 un stress important, d&rsquo;augmenter la concentration et la d\u00e9termination. Bien que ne provoquant pas de somnolence, la L-th\u00e9anine am\u00e9liore la qualit\u00e9 du sommeil.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-medium-font-size has-vivid-red-color\"><strong>L&rsquo;ashwagandha contre les effets n\u00e9fastes d&rsquo;un stress aigu<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ashwagandha est appel\u00e9e le ginseng indien et est utilis\u00e9e dans les situations de stress et, plus particuli\u00e8rement, en cas d&rsquo;insomnies, de nervosit\u00e9 ou d&rsquo;instabilit\u00e9. Ses propri\u00e9t\u00e9s adaptog\u00e8nes sont attribu\u00e9es en partie \u00e0 ses effets sur la production des hormones surr\u00e9nales.<br>Lorsque l&rsquo;ashawagandha est administr\u00e9e \u00e0 des animaux, elle contre de nombreux changements biologiques accompagnant le stress aigu, y compris des modifications sur le sucre sanguin, le poids des surr\u00e9nales ou les niveaux du cortisol. Les withanolides que l&rsquo;on trouve dans l&rsquo;ashwagandha sont des substances avec une structure de st\u00e9rol suppos\u00e9es \u00eatre responsables de ses propri\u00e9t\u00e9s adaptog\u00e8nes et dont l&rsquo;effet est similaire \u00e0 celui de glucost\u00e9ro\u00efdes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsqu&rsquo;un stress chronique s&rsquo;installe, les glandes surr\u00e9nales lib\u00e8rent de grandes quantit\u00e9s de cortisol, l&rsquo;hormone du stress. 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